Publié le 23 mai 2017

Emploi environnemental et balance commerciale des éco-activités – Derniers chiffres

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Le SOeS a publié les premiers résultats de son analyse sur l’emploi environnemental et le commerce extérieur des éco-activités en 2015. Par rapport à 2014, le nombre d’emplois mobilisés en équivalents-temps plein s’élève à 440 950, en hausse de 1,2%. De son côté, la balance commerciale, en légère baisse, reste excédentaire de 2 milliards d’euros.
Pour mémoire, le SOeS entend par éco-activités les activités qui produisent des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement (pollution de l’air, eaux usées, déchets et déchets radioactifs, soit 258 850 emplois) et la gestion des ressources (eau, récupération, maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables, soit 105 800 emplois) ainsi que certaines activités transversales comme les services généraux publics, la R&D et l’ingénierie (76 300 emplois).
L’augmentation des effectifs s’explique avant tout par le dynamisme de l’emploi dans le secteur de la protection et la restauration des sols et masses d’eau, notamment l’agriculture biologique (+ 9% en nombre d’exploitations). Mais en parallèle d’autres secteurs comme la fabrication industrielle et la construction voient leurs effectifs baisser (ex. : biocarburants, construction éolienne et hydraulique). Les eaux usées et les déchets, les deux domaines les plus pourvoyeurs d’emplois des éco-activités, perdent respectivement 1150 et 600 ETP, le premier dans la fabrication d’équipements, le second, dans les ventes de services de collecte et d’enfouissement.
La valeur ajoutée de l’ensemble des éco-activités est estimée à 31,9 mrd d’euros, en hausse de 1,9%. Comme pour l’emploi, elle augmente dans la protection et restauration des sols et masses d’eau mais baisse dans les eaux usées, les déchets et la récupération.
Enfin, même si les exportations diminuent (- 5%) et les importations augmentent (+ 4,5%), la balance commerciale des éco-activités affiche un excédent de 2 mrd d’euros, principalement grâce à la récupération. Ces moyennes globales masquent une hausse de 7,3% des exportations dans la protection de l’environnement (avec notamment + 21,1% dans la qualité de l’air) et une baisse de 8,1% dans la gestion des ressources (avec – 14,4% dans la récupération).
Source : Service de l’Observation et des Statistiques, CGDD, Datalab essentiel n°107, 11 mai 2017
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr