Financement des éco-entreprises

Panorama

La filière française, dans laquelle cohabitent des métiers historiques (eau, déchets, sols et air) et de nouveaux venus (énergies renouvelables, efficacité énergétique, génie écologique, économie circulaire, éco-mobilité) se trouve aujourd’hui à un moment charnière.

Un des enjeux réside dans la disponibilité de financements pour soutenir les éco-entreprises dans leurs démarches d’innovation, de développement, de pénétration de nouveaux marchés. Cela dans un contexte d’accès au financement bancaire restreint pour la majorité des PME qui composent le tissu productif de la filière.

 

Le nombre d’investisseurs est limité avec des masses financières qui restent relativement faibles.

A partir des remontées du terrain de la part des clusters, des pôles de compétitivité et des associations professionnelles nous avons pu identifier 50 fonds actifs dans le financement des éco-entreprises dont 20 pour lesquels les cleantech représentent le cœur de métier. Aucun de ces derniers ne dépasse les 500 millions d’actifs. Nous avons également dénombré un peu plus d’une dizaine de réseaux de business angels intervenant sur la filière.

Le montant global des investissements par les fonds s’élève à 319 M€ en 2013 selon le Baromètre du Club Cleantech de l’Association française des investisseurs en capital (AFIC).

La puissance publique joue un rôle déterminant de stimulation sur la R&D et l’innovation.

Les pouvoirs publics ont engagé des montants de l’ordre de 320 M€ par an (qui s’ajoutent au 300 M€ de CIR) les dernières années pour stimuler l’innovation dans la filière. Dans toute la phase amont de l’innovation (R&D, expérimentation, démonstrateurs) les dispositifs publics ont permis de soutenir l’effort d’adaptation des éco-entreprises aux nouveaux enjeux des filières matures et permis à de nombreuses entreprises de se positionner sur les secteurs émergents. Cet engagement financier conséquent des pouvoirs publics n’est pas une spécificité française, même si l’effort y est soutenu, les pays se positionnant pour être des leaders de la croissance verte y consacrent également de très importants moyens financiers (C’est le cas notamment de la Corée du Sud ou de l’Allemagne).

Les collectivités territoriales émergent comme des acteurs incontournables.

Dans le cadre de la réalisation de cette étude nous avons sollicité l’ensemble des conseils régionaux. Une partie importante des dispositifs régionaux qui nous sont remontés sont le fait d’une coopération avec les services déconcentrés (DIRECCT, DREAL) ou élaborés dans le cadre de conventionnement avec l’ADEME. Il existe encore assez peu d’offres de financement ciblées spécifiquement pour les éco-entreprises mais les régions occupent néanmoins un rôle moteur pour la filière. Les régions abondent par exemple un nombre important de fonds répertoriés dans ce guide. Elles sont également le principal soutien financier de l’écosystème, réseaux et clusters d’éco-entreprises qui se déploient désormais principalement à l’échelon régional.

L’Union européenne engage des crédits très conséquents sur la filière mais les entreprises françaises ne les mobilisent pas suffisamment.

Alors que s’est clôturé en 2013 le 7 PCRD, principal instrument communautaire de financement de la recherche, un premier bilan a été tiré par les institutions européennes : les entreprises françaises déposent relativement peu de dossiers. Les entreprises néerlandaises, belges, danoises et allemandes sont celles qui utilisent le mieux le levier européen.

Les problématiques liées au financement de la filière vous intéressent ? N’hésitez pas à prendre contact avec nous.

Se faire accompagner par un réseau

Vous trouverez sur ce site le module trouver son financement qui vous permet de vous renseigner sur les offres d’investissement ou de financement proposés par les principaux investisseurs actifs dans la filière. Néanmoins en aucun cas cet outil permet de se substituer au besoin de se faire accompagner. La recherche de fonds, et notamment pour ce qui a trait à des prises de participation dans le capital des entreprises, peut s’avérer extrêmement complexe: toutes les études démontrent que se faire accompagner, notamment par un réseau d’éco-entreprises, est un facteur déterminant de réussite.

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