Bonnes pratiques

Une filière qui se structure

Ecology planet concept. Earth collection. Isolated.

Les bonnes pratiques des acteurs au service du développement de la filière

Les éco-entreprises qui ont une forte perception de leur identité commune se sont organisées depuis une dizaine d’années pour répondre aux enjeux de leur développement.
Si elles sont confrontées aux mêmes difficultés que toutes les entreprises, le sentiment d’appartenance à un ensemble est renforcé par les problématiques spécifiques auxquelles elles font face.
Comment pallier le manque de visibilité préjudiciable de la filière ? Comment faire face aux besoins importants d’innovation et d’adaptation ? Comment faire financer une activité soumise à l’aléa réglementaire ? Comment accéder aux marchés publics et aux grands comptes lorsque plus de 90% des éco-entreprises sont des TPE/PME ? Comment atteindre la taille critique pour conquérir des marchés à l’export ? Comment former aux emplois verts et aux nouveaux métiers ?
Si les attentes sont fortes à l’égard des pouvoirs publics pour un soutien à la filière, les professionnels n’ont pas attendu pour trouver des solutions susceptibles de répondre à ces enjeux cruciaux.
Sur tous les territoires, les réseaux d’éco-entreprises et les clusters verts ont démontré leur dynamisme et leur détermination à apporter des réponses concrètes pour le développement des éco-entreprises.

Fruit d’un diagnostic partagé sur les problématiques principales à surmonter par les éco-entreprises, cette contribution met en valeur les bonnes pratiques développées par les réseaux d’éco-entreprises.

Les initiatives présentées sont toutes des réponses apportées par les acteurs de terrain aux enjeux quotidiens des éco-entrepreneurs.

Relation PME / Grands comptes

Le marché de l’environnement se répartit en France à parts égales entre le public et le privé.

Sauf exception, les éco- PME ont actuellement un accès limité aux marchés publics. Parmi les raisons de cette situation, le secteur des éco-entreprises est dominé en France par deux grands groupes issus des services aux collectivités locales.. Cette configuration est très atypique sur le plan international.
Il s’agit donc de promouvoir des actions collectives pour que les éco-PME soient davantage en capacité de répondre avec succès à la commande publique.Il faut aussi faciliter les relations entre les PME innovantes et les grands comptes, rendre plus régulières les rencontres grands comptes / PME sur le thème de l’environnement et assurer la promotion des opportunités en région.
Le marché de l’environnement étant porté par une dynamique de transition écologique et énergétique de l’économie, les démarches visant à sensibiliser les acteurs à ces évolutions sont aussi porteuses de développement commercial et de croissance.

Rapprochement grands comptes et éco-PME innovantes.

Pour répondre à la problématique du rapprochement des éco-entreprises et des grands comptes l’association Pacte PME en partenariat avec le PEXE organise régulièrement des vitrines de l’innovation autour des thématiques environnementales. Des formats courts, d’une demi-journée, permettent de faire rencontrer les éco-PME innovantes avec des directions achats des 50 grands groupes membres de Pacte PME soucieux d’entretenir des relations partenariales équilibrées avec des PME et de favoriser l’innovation ouverte. 16 vitrines sont ainsi organisées en 2013 sur les thématiques principales des éco-industries : sols pollués, assainissement, acoustique, écomobilité, génie écologique, qualité de l’air, traitement des déchets, efficacité énergétique dans l’industrie, etc. 160 éco-entreprises sont concernées.
Sensibilisation donneurs d’ordre privés.

L’APPEL – réseau d’éco-entreprises de Rhône-Alpes a mis en place une action afin de sensibiliser les acteurs économiques à amélioration de la performance énergétique des entreprises avec le soutien des Institutionnels : ADEME, DREAL, Grand Lyon et de la quinzaine de membres du groupes de travail Plan Climat de l’APPEL. Cela permet de valoriser l’expertise des adhérents et faire connaitre l’offre de compétences et services transversaux et ainsi générer de l’activité économique potentielle pour la filière. En faisant connaitre les compétences du réseau aux entreprises artisanales, commerciales, de services ou industrielles, les éco-entreprises sont valorisés et se créé des opportunités d’affaires pour les membres participants.

Sensibilisation donneurs d’ordre publics

Bretagne éco-entreprises a mis en place un programme voisin afin d’aider les collectivités de toutes tailles à apprivoiser la démarche d’aménagement durable et à se lancer elles aussi dans l’action, en réalisant un outil simple et pragmatique, conçu par des acteurs de terrain. Un guide de l’aménagement durable a été édité à plusieurs milliers d’exemplaires a été distribué et fait l’objet de 700 demandes de téléchargement de la part de collectivités de toute la France.

De nombreux témoignages de collectivités ont démontré la pertinence de cet outil, notamment pour aider la commission urbanisme lors d’une révision de PLU. Cela a permis à plusieurs éco-entreprises ayant participé à sa réalisation d’être sollicité par des collectivités souhaitant bénéficier de leurs compétences.La plate-Forme de veille des éco-entreprises : un outil de veille technologique, concurrentielle, réglementaire et commerciale (appels d’offres publics) au service du développement commercial des éco-entreprises.La CCI de Colmar et du Centre-Alsace anime depuis 2006 le Réseau des Eco-Entreprises d’Alsace (plus de 450 éco-entreprises recensées sur la région). Ce Réseau est composé majoritairement de TPE ayant des fonctions de bureau d’études, de conseil, de conception, de fabrication, de services, de formation ou de recherche. Il a trois objectifs principaux : favoriser les partenariats entreprises/laboratoires, accompagner les entreprises à l’export et promouvoir le savoir-faire des éco-entreprises.
En 2006, la CCI a réalisé auprès des éco-entreprises et laboratoires alsaciens un audit des besoins en information. Le Centre Régional de Veille Stratégique (CRVS), créée en 2003 en partenariat avec l’Etat et la Région Alsace, a lancé cet audit, point de départ d’un projet de veille de grande ampleur au service des éco-entreprises. Ce projet entrait dans le cadre du programme régional d’intelligence économique alsacien, COGITO.La plate-forme de veille des éco-entreprises est aujourd’hui un outil dédié du Réseau des Eco-Entreprises permettant aux entreprises de surveiller leur environnement et de prendre des décisions stratégiques.Dans un contexte de « surinformation », la plate-forme permet la centralisation d’informations stratégiques ciblées sur la filière des éco-industries.
L’outil s’adresse aux éco-entreprises alsaciennes.

Outre ces entreprises, d’autres structures sont abonnées à ce service. En effet, depuis 2009, un déploiement national est réalisé grâce à l’appui du réseau consulaire. L’abonnement prend la forme de packages de comptes qui sont commercialisés aux éco-entreprises par la suite.

Les recettes issues de la commercialisation de la plate-forme servent essentiellement à financer le développement de nouveaux modules (cartographie de brevets, mise en place des commentaires d’articles, collecte des avis d’attribution de marchés…), afin de disposer d’un outil attractif en constante évolution et répondant au besoin des entreprises.
Mesures et résultats de l’action

Plus de 200 appels d’offres et une centaine d’articles de presse sont publiés chaque jour sur l’outil.

Les usages de l’outil sont variés : certains chefs d’entreprises extraient les appels d’offres intéressants et les envoient à leur commerciaux, d’autres se servent de l’outil comme d’une newsletter généraliste permettant de voir les articles intéressants en un coup d’œil.

L’outil, simple d’utilisation, connaît un succès auprès des entreprises, en témoigne le taux de réabonnement qui atteint 80%.

Réseaux, clusters et pôles de compétitivité

 De nombreuses initiatives ont été prises sur l’ensemble du territoire pour favoriser la structuration de la filière. Cette structuration est une priorité pour répondre aux défis du développement des éco-entreprises.

Il s’est en effet avéré nécessaire de fédérer tous les acteurs de la filière pour créer une dynamique forte, assurer leur cohésion, créer des coopérations et la diffusion de bonnes pratiques.
Ces réseaux font profiter les entreprises de leur expérience et aident les territoires à trouver leurs spécificités afin de se démarquer notamment à l’international.
L’objectif principal est simple : il s’agit d’atteindre, par le regroupement, une taille critique suffisante pour développer l’activité des éco-entreprises.
De la mutualisation de l’information à la veille réglementaire, de la diffusion des appels d’offres à l’accompagnement des entrepreneurs vers les bons dispositifs d’aides, les réseaux d’éco-entreprises permettent de mettre en relation les différents acteurs et de susciter des projets collaboratifs.
Ces réseaux permettent aussi de faire le lien entre les attentes des PME, qui remontent difficilement, et les pouvoirs publics et de faire connaitre les dispositifs mis en place à leur attention mais qui sont souvent mal connus par leurs destinataires.
De nombreux territoires se sont dotés de réseaux d’éco-entreprises. Ceux-ci peuvent être portés par des chambres de commerce et d’industrie, c’est le cas de la région Champagne-Ardenne, la Lorraine, Midi-Pyrénées, l’Alsace, ou encore de la CCI Paris Île-de-France. D’autres réseaux sont également à l’initiative d’acteurs territoriaux, tels que des conseils généraux, EPA ou communautés de communes, tels que le club des éco-activités de Sénart ou le réseau des éco-acteurs du Val-de-Marne. C’est dans ce contexte que se développe actuellement la filière Eau de la Réunion, portée par l’Agence de développement économique. Ces réseaux n’ont généralement pas d’existence juridique propre.
D’autres réseaux existent sous forme d’associations dans lesquelles se regroupent tous les acteurs intéressés au développement de la filière : une majorité d’entreprises mais également laboratoires de recherche, acteurs publics territoriaux, parfois écoles et centres de formation. Citons le cas de Bretagne éco-entreprises, l’APPEL en région Rhônes-Alpes, CD2E dans le Nord-Pas-de-Calais, EA éco-entreprises en région PACA, ou encore le pôle des éco-industries de Poitou-Charentes, le pôle Environnement du Limousin, le Vivant et la Ville et Novagreen. Certains de ces regroupements sont spécialisés par secteur d’activité, c’est le cas de SWELIA, implanté en Midi-Pyrénées, qui rassemble des entreprises du secteur de l’eau.

D’autres regroupements encore, sont centrés autour d’un levier de développement pour l’entreprise :

– l’export avec le Club Ademe international ou le CAFI, Club d’affaires pour les éco-entreprises intéressées au marché indien ;
– l’innovation avec DURAPOLE ou E2IA (éco-entreprises pour l’innovation en Auvergne)
– le développement commercial avec le Groupe proECO², rassemblement de 44 entreprises.

La pratique nous montre que ces réseaux ont un impact direct sur le dynamisme des territoires sur lesquels ils sont implantés.Ces initiatives territoriales ont été renforcées par la mise en place du réseau écotech, réseau composé des 14 pôles de compétitivité spécialisés sur l’environnement, dont font partie, entre autres, Advancity, Axelera, Hydreos, DREAM, le pôle Eau, Pôle Mer PACA, TEAM² ou encore Trimatec.
En plus de ces initiatives territoriales, les syndicats professionnels du secteur participent à la structuration de la filière y compris en se régionalisant eux-mêmes (FEDEREC, UPGE, UPDS, SER, Syntec, FIMEA, GIAc, GIMELEC).
Parmi toutes ces démarches concourant au rayonnement de la filière nous avons fait le choix, afin de montrer la prise de responsabilité des acteurs, de souligner plusieurs initiatives récentes.France Water Team, 4 réseaux allient leurs compétences pour exporter : les associations Swelia (Languedoc Roussillon), WSM (Midi-Pyrénées) et Éa éco-entreprises (PACA), toutes trois membres du Pôle de compétitivité EAU, ont associé leurs compétences et leurs réseaux sous la bannière France Water Team. L’objectif de ce groupement est de collaborer sur des actions de développement international des entreprises de la filière de l’eau, en cohérence avec le Pôle, en constituant à la fois une « marque » pour l’international et une offre conjointe pour l’accompagnement des entreprises de leurs réseaux à l’export afin d’afficher une meilleur visibilité des acteurs français. Dans le cadre de ce partenariat, chaque réseau contribue au programme et apporte ses compétences pour élaborer des actions « mutualisables » : formations, missions collectives, veille. Dans le même esprit collaboratif le réseau d’éco-entreprises de Lorraine a mis en place la pôle éolien lorrain.
Les Centres de coordination, d’expérimentation et d’application du génie écologique (CCEAGE). L’UPGE est en train de mettre en place ce dispositif de dimension nationale qui contribue à la structuration de la sous-filière du génie écologique (via l’appui, le montage et le suivi de projets collaboratifs) en permettant de tester, de modéliser et de diffuser de nouvelles méthodes, de nouveaux outils ou de nouveaux matériaux nécessaires au développement de la filière. L’objectif principal est de faciliter la croissance des entreprises et de démultiplier leur capacité de développement grâce à la mise en relation des différents acteurs du génie écologique (organismes de formation, réseaux scientifiques et entreprises). L’UPGE a choisi de s’appuyer sur les réseaux d’acteurs régionaux, dans un premier temps sur cinq régions-tests que sont les régions Bretagne, Lorraine, Centre, PACA et le département du Tarn.Autre initiative récente, afin de mutualiser les ressources financières et humaines de différentes structures représentant des entreprises, le réseau Optics Valley, spécialiste des logiciels et un cluster, Durapole, spécialiste de l’environnement, ont noué un partenariat. Ce partenariat se traduit concrètement par un travail de promotion des éditeurs de logiciels dans le domaine de l’environnement. C’est la possibilité d’élargir le champ des partenariats possibles notamment à travers une plus grande représentation des différents maillons d’une chaine de valeur (techno provider, intégrateur, fournisseurs de services, end users). C’est aussi une opportunité d’élargir la gamme de services proposée aux entreprises des deux réseaux.

Favoriser l'innovation

PEXE Illus 07

Il est désormais perceptible par chacun qu’un processus inéluctable de transformation de nos économies, de nos modes de production et de consommation est enclenché.

La transition écologique et énergétique de l’économie n’en est qu’à ses débuts. Cela nécessite une forte capacité d’adaptation de l’appareil productif en général et un effort d’innovation très conséquent des éco-entreprises en particulier.
On assiste de ce fait, en parallèle, à l’évolution des métiers traditionnels de l’environnement (de la collecte à la valorisation des déchets par exemple) et à l’émergence de nouveaux marchés (efficacité énergétique, énergies renouvelable, etc.).
Bien qu’en France plus des ⅔ des éco-entreprises se considèrent comme innovantes elles sont confrontées à d’importants obstacles : difficultés à trouver des débouchés pour les innovations, à obtenir une première référence, difficultés à entrer en contact avec le monde de la recherche, difficulté à choisir les innovations sur lesquelles investir pour se singulariser.

Plusieurs réseaux d’éco-entreprises ont mis sur pieds des solutions répondant aux besoins précis des entreprises.

La labellisation Cluster d’excellence en Auvergne. Pour renforcer les capacités d’innovation des entreprises la Région Auvergne a lancé une labellisation. Les clusters ayant reçu le label, comme le réseau d’éco-entreprises E2IA, doivent définir précisément leur stratégie en matière d’innovation technologique, d’amélioration de la performance, de développement commercial et d’action internationale. La labellisation donne accès à un double dispositif de soutien à l’animation du cluster. D’une part, les structures de développement économique auvergnates apportent un soutien logistique spécifique : actions de communication et de promotion des éco-entreprises, études ad hoc, informations stratégiques, financement de recherche, etc. D’autre part, l’animation d’E2IA, entendue comme le soutien à l’ingénierie de projets pour les entreprises et les laboratoires du cluster, est en partie financée, renforçant le dynamisme des éco-entreprises auvergnates en matière d’innovation.
Rencontres éco-Tech : rapprocher les chercheurs et les PME et faciliter des transferts rapides de technologies. Pour favoriser les transferts de technologies vers les éco-entreprises l’association des Instituts Carnot, qui regroupe des équipes de recherche fortement engagées dans des projets de R&D avec les entreprises et le PEXE ont mis sur pieds les rencontres éco-technologiques. A travers une série de rencontres entre chercheurs et éco-entreprises, il s’agit de faire un point sur les enjeux actuels en termes de technologies, de marchés et de réglementations, et sur les formes de collaboration entre entreprises et laboratoires. Les participants sont invités à assister à une série de présentations flash de technologies environnementales et de moyens d’expérimentations ouverts aux entreprises. Cela permet que se noue un échange sur des projets d’innovation avec les chercheurs et les partenaires des rencontres. Six rencontres sont prévues en 2013 sur l’eau, les sols, les déchets, l’écologie industrielle, le génie écologique et l’air.

Atelier collectivités-cluster. Afin de préparer le terrain à la mise en place éventuelle de démonstrateurs pour ses entreprises, le cluster vert le Vivant et la ville a mis en place des ateliers mixtes entre professionnels et acteurs publics (Etablissement Public Paris Saclay, communautés d’agglomération de Versailles Grand Parc et Saint Quentin en Yvelines). En sensibilisant les acteurs publics aux thématiques et aux projets du cluster, cela permet de mesurer leur intérêt pour la mise en place d’un démonstrateur sur leur territoire et dans le même temps d’identifier les sujets d’intérêt pour la collectivité. Cela a permis d’identifier des opportunités de collaboration à moyen terme avec ces collectivités.

Focus :

Projet Crisalide : Un dispositif complet et original, pour stimuler, faire émerger et valoriser les projets éco-innovants des PME du Grand Ouest.

Le Centre européen d’entreprise et diInnovation Créativ, en collaboration avec plus de trente partenaires, a créé, dès 2008, le concours CRISALIDE Eco-activités.

Le but est de valoriser les PME ayant des projets innovants dans les éco-activités, créateurs d’emplois sur les territoires (Bretagne, Pays de la Loire, Basse Normandie).

CRISALIDE Eco-activités est soutenu par plus de 30 partenaires du développement économique de l’Ouest : réseau consulaire, institutions, cluster, technopoles, centres techniques, universités, entreprises, banques…

L’originalité du dispositif CRISALIDE Eco-activités réside dans l’articulation entre les partenaires. Au sein de cette communauté d’affaires, ils travaillent en collaboration afin d’accélérer la mise en œuvre des projets d’entreprises.

Bretagne Eco Entreprise, partenaire en forte proximité avec les entrepreneurs éco-actifs, contribue à la réussite de CRISALIDE Eco-activités dans l’identification de projets candidats, l’organisation d’événements en commun, la coopération technique dans l’accompagnement des projets candidats.

Plus qu’un concours, CRISALIDE Eco-activités offre à tous les candidats un accompagnement stratégique. Dès le dépôt de leur dossier, Créativ les rencontre pour évaluer la viabilité de leur projet. Selon les besoins, une mise en relation est proposée avec les partenaires de CRISALIDE pour accélérer la construction des projets (ciblage de marchés, aide à la recherche de financements, de partenariats…).

En 2015, ce sera la 7ème édition du concours. Plus de 250 entreprises ont déjà participé au concours avec un potentiel de création de plus de 1000 emplois à 3 ans.

La remise des Trophées réunit chaque année près de 300 personnes, dont 70% d’entreprises.

CRISALIDE Eco-activités est devenu un véritable label pour les entreprises éco-actives, reconnu par les financeurs et décideurs régionaux.
Pour plus de renseignement : http://www.crisalide-innovation.org/

Accéder aux financements

Clavier financement doigt

Les enjeux liés au financement, à l’amorçage ou pour leur développement, sont communs à toutes les entreprises. Cependant les éco-entreprises sont confrontées à des difficultés particulières dues à leur dépendance vis-à-vis de la réglementation et aux délais importants de pénétration des marchés de l’environnement.

C’est aussi une des conséquences du manque de visibilité de la filière. Il existe en effet encore peu de fonds de capital-risque et de business angels spécialisés dans les domaines de l’environnement. Cela dans un contexte d’accès au financement bancaire très restreint.

Si les situations diffèrent entre les éco-entreprises à fort potentiel de croissance et celles à croissance modérée, les éco-PME sont toutes confrontées à des difficultés pour faire financer leur croissance.

A côté de ces freins à l’obtention de financements privés, les éco-entreprises doivent s’y retrouver dans une très grande variété de financements publics dédiés (74 dispositifs / 115 acteurs).

Pour faire face à ces enjeux, les réseaux d’éco-entreprises ont développé des dispositifs visant à renforcer les capacités des entreprises à trouver des financements et les accompagner vers les bons guichets.

Accompagnement à la recherche de financements. Le club des éco-activités de Sénart, à l’image de nombreux réseaux d’éco-entreprises, a développé un certain nombre d’outils pour répondre aux besoins de ses membres. Outre le référencement des aides mobilisables par thématiques (export, financement du développement, innovation), le réseau a mis en place un accompagnement individuel des entreprises en recherche de financement, en fonction de leur projet : accompagnement de l’entreprise sur les financements possibles, détection du bon contact, aide au montage du dossier. A aussi été réalisé un guide sur les aides mobilisables à destination des entreprises de la filière, diffusé auprès des entreprises.

Ces missions sont aussi dans les objectifs de l’ensemble des pôles de compétitivité. C’est le cas entres autres de Trimatec qui aide ses membres à l’identification des guichets les plus appropriés, à la recherche de partenaires, à déterminer l’état de l’art et à la validation des aspects marché. Il joue un rôle aussi dans la mise en relation avec ses partenaires spécialisés, la relecture des dossiers et le lobbying auprès des financeurs publics. Autant de soutiens concrets qui font partie de la palette de services proposées. Depuis sa création en 2005, avec les projets liés aux Investissements d’avenir, Trimatec a labellisé 186 projets pour un montant d’environ 841 M€. Il en est de même par exemple pour Advancity en Ile de France qui soutient ses membres au montage de projets collaboratifs pour financement FUI, ANR, ADEME et guichets européens, et qui, depuis 2006 a développé plus de 130 projets collaboratifs de R&D pour un montant total d’investissements de 390 M€.
L’appartenance à un réseau d’éco-entreprises, à un cluster vert où à un pôle de compétitivité est primordiale pour les entreprises qui veulent être accompagnées dans la recherche de financement, de l’identification du bon guichet, à l’aide à l’élaboration de dossier.

L’action Connect VC : Soutenir les éco-PME à fort potentiel dans la recherche de financement

Portée par la CCIR Paris Ile-de-France dans le cadre du plan filière Greendustry,
Soutenir les PME à fort potentiel de croissance dans leurs recherches de nouvelles sources de financement. Acteurs importants de l’économie en termes d’innovation et de création d’emplois, les PME souffrent d’une trop faible capacité de financement. Pour les entreprises innovantes, ce constat est encore plus marqué car l’investissement en recherche et le développement de nouvelles technologies supposent des efforts capitalistiques élevés. Dans ce contexte où la question du financement constitue un véritable enjeu de développement, et alors que l’Ile-de-France concentre une part importante du chiffre d’affaires national réalisé par la filière, l’action Connect VC du plan filière Greendustry facilite la recherche de nouvelles sources de financements pour les PME en les :

- accompagnant dans leur démarche de levée de fonds par un coaching individuel,
– mettant en relation avec des financeurs spécialisés sur les thématiques technologiques de la filière.

L’action proposée repose sur 3 étapes clefs :

1ère étape : Information, sensibilisation et pré-qualification des entreprises

- Ateliers d’information et de sensibilisation au financement de haut de bilan
– Appel à candidature Connect VC lancé auprès des PME
– Soumission d’un « executive summary »

2ème étape : Sélection des entreprises

- Les PME éligibles passent devant un comité de sélection composé de professionnels de l’investissement et d’experts marché.

3ème étape : Coaching et mise en relation avec des investisseurs en capital.
Les PME sont encadrées par des experts de la levée de fonds et de la communication pour travailler sur leur projet. Elles sont aussi mises en relation qualifiée avec des financeurs sous forme de rendez-vous individuels lors d’un déjeuner d’affaires.
En 2011, suite à un premier appel à candidatures, 4 PME ont augmenté leurs fonds propres pour un montant global de 10 M€. 7 PME ont été sélectionnées dans le cadre de l’appel de 2012 et ont rencontré 5 investisseurs privés chacune. Les premières levées de fonds issues de ces rencontres sont attendues courant 2013.
Pour en savoir plus : http://industrie-iledefrance.paris-iledefrance.fr/tous-les-zooms/215-connect-vc-eco-activite

Encourager les exportations

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Le développement de son activité à l’export est à la fois complexe et risqué. Cela nécessite beaucoup de préparation et des coûts importants.

Dans un marché mondial de l’environnement en pleine expansion la France perd des parts de marché depuis quelques années.

Le PEXE, suite à une étude du tissu productif, est arrivé au constat que seules 8% des éco-entreprises en France sont actives à l’export. Ce pourcentage faible est encore plus parlant à l’aune d’un autre constat : 70 % des entreprises ne tentent l’expérience de l’international qu’une fois.

Il est donc nécessaire de se coordonner pour réduire les risques inhérents à la conquête de marché à l’export.

Formation à l’export, identification de la demande, singularisation par des offres intégrées, sont autant de problématiques auxquelles les réseaux d’éco-entreprises ont été confrontés et pour lesquelles des initiatives ont été prises pour y répondre.

C’est un enjeu majeur pour la promotion du savoir-faire des éco-entreprises françaises.

Mobiliser l’offre française.

Le Club ADEME International, réseau d’éco-entreprises dédié à l’export, accompagne les projets innovants de ses membres à l’international en coordonnant les actions et en mobilisant les acteurs institutionnels. A titre d’exemple dans le cadre de la réalisation d’une étude de faisabilité (Fasep) pour la ville nouvelle de Chrafat au Maroc, le club s’est mobilisé très rapidement afin d’aider les porteurs de projet dans leurs actions de coordination avec les actions portées par l’ADEME au Maroc. Des réunions régulières ont été organisées notamment dans le cadre des salons Pollutec Maroc afin de mettre en avant les questions d’efficacité énergétique et de ville durable. Pour mobiliser l’offre française complémentaire, ont été organisées des missions communes entre le Club ADEME International et les porteurs du projet. Le Club ADEME international a mobilisé au plus large les acteurs français de la ville durable sur la restitution de l’étude finale permettant au-delà de ce projet de se servir de cette expérience comme d’un levier pour le futur.

Export - Brown Hanging Cargo Container.

CD2E : La collaboration inter-clustering au service de l’exportation

La collaboration inter-clustering à l’international est essentielle pour échanger sur les bonnes pratiques, développer les filières et les projets collaboratifs mais aussi accroitre la visibilité de la filière et celle d’une région.

Ces échanges inter-clusters rejoignent les coopérations économiques européennes et décentralisées qui permettent aujourd’hui d’aller encore plus loin dans les collaborations inter-clusters et territoires.

Sous l’impulsion du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, des coopérations économiques décentralisées sont développées avec le CANADA, le BRESIL, le MAROC et la TUNISIE dans le but de construire des partenariats au fil d’actions concrètes visant à rapprocher les acteurs des territoires impliqués dans les dynamiques de développement durable (collectivités, éco-entreprises, laboratoires..) et de favoriser les transferts technologiques et de connaissances afin de contribuer à la reconversion économique et aménagement durable de ces territoires.

Sa mise en œuvre dans le domaine de l’environnement repose sur 3 axes :
– Développer les contrats de croissance partagée dans le domaine des éco-technologies avec des clusters en environnement à l’international.
– Promouvoir une offre de coopération régionale auprès des membres du CD2E et TEAM2 sur un accompagnement individuel et collectif à long-terme en lien avec partenaires locaux à l’international.

- Développer des actions de rapprochement entre éco-structures (éco-entreprises, laboratoires, collectivités) régionales et internationales pour favoriser l’émergence de partenariats technologiques et commerciaux.

La coopération initiée en 2011 avec le Québec par exemple a permis le rapprochement d’acteurs mais aussi le développement de projets innovants et durables. Après trois missions, cette coopération a pu compter sur la participation de plus de 30 entreprises, ainsi que 25 jeunes entrepreneurs et plus de 15 organisations françaises et québécoises.

Cette coopération a aussi permis la conclusion d’une entente d’échange technologique entre une entreprise française et québécoise, un accord de partenariat entre centres de recherche, ainsi que sur l’implantation d’une entreprise française en sol québécois. Après deux années de coopération, les deux réseaux peuvent envisager deux autres années encore plus prometteuses avec la force de leurs nouveaux réseaux et missions dans leurs régions.

Cette démarche est développée de manière similaire avec le Maroc, la Tunisie et le Brésil. Après avoir défini, les thématiques de collaboration, les échanges se déroulent par différents échanges en région lors d’événements forts comme le congrès européen sur les écotechnologies et le congrès international sur l’ACV.

Des visites d’entreprises, des rencontres d’affaires individualisés, des mises en relation entre entreprises et laboratoires permettent aujourd’hui d’accompagner sur du long-terme les éco-entreprises, laboratoires et collectivités avec des partenariats internationaux gagnant-gagnant (avec d’autres structures et clusters similaire au cd2e).
Pour en savoir plus : http://www.cd2e.com/nos-actions/internationalisation

Coordonner l’offre française.

PEXE : des groupes d’actions pour organiser la mobilisation des éco-entreprises à l’export. L’association s’est donné comme objectif d’accompagner une proportion accrue d’éco-entreprises vers l’obtention de contrats sur les marchés internationaux. Pour cela les membres se sont constitués, dès la création, en « groupes d’actions export » : l’acteur le plus légitime à assurer la mobilisation des PME à l’international sur une destination ou un secteur d’activité donné, se voit confié la charge du développement export de ces entreprises pour le compte national. Chacun agit ainsi pour l’ensemble des PME françaises et non plus pour ses seuls membres, régionaux pour la plupart.

Première conséquence de cette organisation, les délégations d’entreprises qui composent une mission export sont bien plus importantes, l’organisation d’une mission étant relayée chez tous les autres membres.
Les plans d’actions de chacun sont également coordonnés, l’organisation par groupes d’actions rendant plus lisible les compétences de chacun sur un secteur d’activité ou sur une zone géographique.

Dernier avantage, chacun tire profit des contacts établis de longue date sur un pays cible. Ils ne profitent pas aux seuls membres d’un réseau.
Sept groupes d’actions sont aujourd’hui actifs dans le PEXE : Chine, Inde, Eau/marchés émergents, ENR, aménagement durable, déchets et qualité de l’air.
Les porteurs de ces groupes sont renforcés dans leurs actions, ce peut être des missions, salons ou des actions de promotion des capacités de l’offre française au plan mondial. Ils établissent des liens durables avec des pays prioritaires en travaillant avec des partenaires locaux. De manière générale, on peut dire que ces groupes d’actions concentrent les efforts et évitent les dispersions. Ils sont suivis par UBIFRANCE.

green eco word with Earth and trees

 Préparer aux emplois verts

La filière des éco-entreprises s’annonce dans les prochaines années comme porteuse en termes d’emplois.

Le développement des éco-entreprises, à la fois dans les secteurs « historiques » de l’environnement, mais également dans les nouveaux secteurs de l’économie bas carbone, nécessite, plus que jamais, un renforcement des compétences présentes dans les entreprises, à la fois pour répondre aux besoins de ces nouveaux marchés domestiques, mais également pour concurrencer à l’international d’autres pays ayant développé des solutions innovantes et performantes.

Il existe une véritable nécessité d’adapter l’offre de formation à cette réalité.
Dans leur majorité les éco-entreprises expriment des difficultés à recruter les bons profils. C’est pourquoi les réseaux d’éco-entreprises se mobilisent pour recenser sur leur territoire les formations environnement et répertorier les métiers verts.
Le recrutement de personnel qualifié comme l’accompagnement et la formation des éco-entrepreneurs représentent des enjeux identifiés par les entreprises comme prioritaires.

Sensibiliser aux enjeux.

Sous l’impulsion du réseau d’éco-entreprises CD2E, a été lancée la plateforme pédagogique [avniR]. L’objectif de cette plateforme est de faire émerger l’enseignement de l’Analyse du Cycle de Vie et de l’éco-conception dans toutes les filières de formation supérieure, afin de fournir aux professionnels de demain des outils modernes de prise de décision stratégique dans le respect du développement durable. Pour ce faire, la plateforme pédagogique propose aux enseignants adhérents un espace de formation, d’échange, et de partage d’outils pédagogiques. Lors du lancement de la plateforme, près de 50 enseignants et experts se sont réunis afin de connaître les objectifs, le fonctionnement et les outils proposés par la plateforme pédagogique, ainsi que de partager leurs attentes en termes d’enseignement. La plateforme pédagogique [avniR] est un espace de collaboration et de co-création d’outils de formation, où chacun peut contribuer au développement et à l’amélioration des outils proposés.

Co-élaborer les offres de formations. Autre initiative, le Club des éco-activités de Sénart participe au groupe de travail de l’ICAM sur la thématique de l’écologie industrielle, en vue du développement d’une formation ingénieur sur cette thématique. Le club essaie aussi de structurer les offres de formation sur le thème de l’énergie, en lien avec les acteurs locaux (IUT, ICAM, Maison de l’emploi et la formation, BTP 77 et des entreprises volontaires) avec pour objectif l’analyse des besoins et propositions de nouvelles offres de formations en lien avec les attentes des entreprises de la filière.

Accompagner les dirigeants. Côté formation et accompagnement des dirigeants d’éco-PME en 2011, la CCIR Paris Ile-de-France a lancé le 1er PLATO Eco-Actif spécifiquement dédié aux dirigeants de PME de la filière et composé de grands comptes engagés dans ce secteur. Durant 2 ans, le réseau PLATO Eco’Actif propose à ses membres un parcours d’accompagnement basé sur le coaching des dirigeants et le transfert de savoir-faire par des cadres de grands groupes franciliens. Le réseau PLATO Eco’Actif se donne pour mission de favoriser l’échange et le retour d’expériences de dirigeants, de renforcer les compétences managériales et d’accéder à un réseau d’experts. Cela permet aussi de bénéficier de la dynamique d’un réseau d’entreprises, de développer des courants d’affaires et mettre en place des alliances inter-entreprises et ainsi amplifier la visibilité de l’entreprise.
Il s’agit donc d’accompagner le dirigeant d’éco-PME dans sa pratique et sa stratégie grâce à la mise en réseau d’entreprises et un programme original d’échange et de formation.

Institut Régional de Formations à l’Environnement et au Développement Durable – IRFEDD

Partant du constat qu’il devenait urgent de renforcer les compétences, les réseaux d’éco-entreprises de Provence Alpes Côte d’Azur ont lancé un Institut Régional des Formations à l’Environnement et au Développement Durable.

La démarche originale retenue pour la création de l’institut était d’associer public et privé dans un travail conjoint sur un an pour mener 3 travaux en parallèle :

- Une étude auprès des acteurs socio-économiques visant à identifier les besoins du terrain en matière de formation (étude menée par Éa éco-entreprises).

- Un travail sur le périmètre à retenir pour le futur Institut en termes de filières et de métiers.
– Un recensement exhaustif des formations existantes sur le territoire.
A la suite de ce travail d’identification, une société anonyme sous forme coopérative a été lancée fin 2009. Les sociétaires composant la SCIC sont repartis en 5 collèges : Acteurs publics régionaux ; Chambres consulaires, PRIDES, Entreprises et les Centres de ressources.

L’Institut s’est vu doté des missions suivantes :

  1. La réalisation d’actions de formations qualifiantes et professionnalisantes ainsi que d’insertions sociales et professionnelles
  2. L’incubation de nouvelles formations en lien avec le développement de l’innovation technologique, pédagogique et sociologique ;
  3. L’organisation d’une veille documentaire et stratégique, notamment en direction des professionnels et des formateurs, la formation de formateurs ;
  4. L’objectivation du travail d’orientation scolaire et professionnelle afin de mieux éclairer la demande sociale de formation, en lien avec les acteurs spécialisés ;
  5. La régulation de l’offre de formation régionale dans cet ensemble d’activités, en lien avec les institutions compétentes et notamment le Conseil Régional, l’Éducation Nationale et les partenaires sociaux ;
  6. La diffusion des connaissances à un public large (éducation permanente) sous forme de colloques et conférences, d’université populaire ou autres actions d’accompagnement de modification des comportements ou pratiques au bénéfice des citoyens, des professionnels et autres acteurs institutionnels ou socio-économiques.

Résultats obtenus :

- Création et lancement de plusieurs sections par apprentissage (BTS Métiers de l’Eau ; BTS GEMEAU ; BAC pro TEMSEC…) ;

- Portage de différentes actions de formation continue, notamment visant à intégrer le développement durable dans des formations existantes (utilisation des végétaux économes en eau ; mise en place d’une plate-forme de compostage ; biodiversité et architecture ; information et sensibilisation à l’environnement dans le cadre des contrats de milieux aquatiques ; les cours d’eau et les activités sportives de pleine nature ; la restauration écologique des milieux aquatiques ; les invertébrés aquatiques et l’évaluation de la qualité des cours d’eau ; formation Risques et Concertation ; contrôle des branchements d’assainissement collectif ; installateur de Chauffe-eau Solaire thermique et thermodynamique)

Pour en savoir plus : www.irfedd.fr