green eco word with Earth and trees

Préparer aux emplois verts

La filière des éco-entreprises s’annonce dans les prochaines années comme porteuse en termes d’emplois.

 
Le développement des éco-entreprises, à la fois dans les secteurs « historiques » de l’environnement, mais également dans les nouveaux secteurs de l’économie bas carbone, nécessite, plus que jamais, un renforcement des compétences présentes dans les entreprises, à la fois pour répondre aux besoins de ces nouveaux marchés domestiques, mais également pour concurrencer à l’international d’autres pays ayant développé des solutions innovantes et performantes.
Il existe une véritable nécessité d’adapter l’offre de formation à cette réalité.
Dans leur majorité les éco-entreprises expriment des difficultés à recruter les bons profils. C’est pourquoi les réseaux d’éco-entreprises se mobilisent pour recenser sur leur territoire les formations environnement et répertorier les métiers verts.
Le recrutement de personnel qualifié comme l’accompagnement et la formation des éco-entrepreneurs représentent des enjeux identifiés par les entreprises comme prioritaires.

Business Deal

Sensibiliser aux enjeux.

Sous l’impulsion du réseau d’éco-entreprises CD2E, a été lancée la plateforme pédagogique [avniR]. L’objectif de cette plateforme est de faire émerger l’enseignement de l’Analyse du Cycle de Vie et de l’éco-conception dans toutes les filières de formation supérieure, afin de fournir aux professionnels de demain des outils modernes de prise de décision stratégique dans le respect du développement durable. Pour ce faire, la plateforme pédagogique propose aux enseignants adhérents un espace de formation, d’échange, et de partage d’outils pédagogiques. Lors du lancement de la plateforme, près de 50 enseignants et experts se sont réunis afin de connaître les objectifs, le fonctionnement et les outils proposés par la plateforme pédagogique, ainsi que de partager leurs attentes en termes d’enseignement. La plateforme pédagogique [avniR] est un espace de collaboration et de co-création d’outils de formation, où chacun peut contribuer au développement et à l’amélioration des outils proposés.
Co-élaborer les offres de formations. Autre initiative, le Club des éco-activités de Sénart participe au groupe de travail de l’ICAM sur la thématique de l’écologie industrielle, en vue du développement d’une formation ingénieur sur cette thématique. Le club essaie aussi de structurer les offres de formation sur le thème de l’énergie, en lien avec les acteurs locaux (IUT, ICAM, Maison de l’emploi et la formation, BTP 77 et des entreprises volontaires) avec pour objectif l’analyse des besoins et propositions de nouvelles offres de formations en lien avec les attentes des entreprises de la filière.
Accompagner les dirigeants. Côté formation et accompagnement des dirigeants d’éco-PME en 2011, la CCIR Paris Ile-de-France a lancé le 1er PLATO Eco-Actif spécifiquement dédié aux dirigeants de PME de la filière et composé de grands comptes engagés dans ce secteur. Durant 2 ans, le réseau PLATO Eco’Actif propose à ses membres un parcours d’accompagnement basé sur le coaching des dirigeants et le transfert de savoir-faire par des cadres de grands groupes franciliens. Le réseau PLATO Eco’Actif se donne pour mission de favoriser l’échange et le retour d’expériences de dirigeants, de renforcer les compétences managériales et d’accéder à un réseau d’experts. Cela permet aussi de bénéficier de la dynamique d’un réseau d’entreprises, de développer des courants d’affaires et mettre en place des alliances inter-entreprises et ainsi amplifier la visibilité de l’entreprise.
Il s’agit donc d’accompagner le dirigeant d’éco-PME dans sa pratique et sa stratégie grâce à la mise en réseau d’entreprises et un programme original d’échange et de formation.

Institut Régional de Formations à l’Environnement et au Développement Durable – IRFEDD

Partant du constat qu’il devenait urgent de renforcer les compétences, les réseaux d’éco-entreprises de Provence Alpes Côte d’Azur ont lancé un Institut Régional des Formations à l’Environnement et au Développement Durable.

La démarche originale retenue pour la création de l’institut était d’associer public et privé dans un travail conjoint sur un an pour mener 3 travaux en parallèle :

– Une étude auprès des acteurs socio-économiques visant à identifier les besoins du terrain en matière de formation (étude menée par Éa éco-entreprises).
– Un travail sur le périmètre à retenir pour le futur Institut en termes de filières et de métiers.
– Un recensement exhaustif des formations existantes sur le territoire.
A la suite de ce travail d’identification, une société anonyme sous forme coopérative a été lancée fin 2009. Les sociétaires composant la SCIC sont repartis en 5 collèges : Acteurs publics régionaux ; Chambres consulaires, PRIDES, Entreprises et les Centres de ressources.

L’Institut s’est vu doté des missions suivantes :

1. La réalisation d’actions de formations qualifiantes et professionnalisantes ainsi que d’insertions sociales et professionnelles
2. L’incubation de nouvelles formations en lien avec le développement de l’innovation technologique, pédagogique et sociologique ;
3. L’organisation d’une veille documentaire et stratégique, notamment en direction des professionnels et des formateurs, la formation de formateurs ;
4. L’objectivation du travail d’orientation scolaire et professionnelle afin de mieux éclairer la demande sociale de formation, en lien avec les acteurs spécialisés ;
5. La régulation de l’offre de formation régionale dans cet ensemble d’activités, en lien avec les institutions compétentes et notamment le Conseil Régional, l’Éducation Nationale et les partenaires sociaux ;
6. La diffusion des connaissances à un public large (éducation permanente) sous forme de colloques et conférences, d’université populaire ou autres actions d’accompagnement de modification des comportements ou pratiques au bénéfice des citoyens, des professionnels et autres acteurs institutionnels ou socio-économiques.

Résultats obtenus :
– Création et lancement de plusieurs sections par apprentissage (BTS Métiers de l’Eau ; BTS GEMEAU ; BAC pro TEMSEC…) ;
– Portage de différentes actions de formation continue, notamment visant à intégrer le développement durable dans des formations existantes (utilisation des végétaux économes en eau ; mise en place d’une plate-forme de compostage ; biodiversité et architecture ; information et sensibilisation à l’environnement dans le cadre des contrats de milieux aquatiques ; les cours d’eau et les activités sportives de pleine nature ; la restauration écologique des milieux aquatiques ; les invertébrés aquatiques et l’évaluation de la qualité des cours d’eau ; formation Risques et Concertation ; contrôle des branchements d’assainissement collectif ; installateur de Chauffe-eau Solaire thermique et thermodynamique)
Pour en savoir plus : www.irfedd.fr